Toussaint et jour des défunts : célébrons nos saints, honorons nos défunts
Le 1er novembre, nous célébrons la Toussaint. Cette fête catholique est dédiée à tous les saints, connus et inconnus. Ils partagent la communion de vie en Jésus Ressuscité. En 610, le pape Boniface IV institua la Toussaint pour honorer les saints martyrs. Au fil du temps, elle est devenue un jour de lumière et d’espérance. Cette fête nous rappelle la promesse de la vie éternelle. Contrairement à d’autres fêtes chrétiennes, la Toussaint ne puise pas ses racines dans la Bible. Cependant, elle reste profondément ancrée dans notre tradition chrétienne.
2 novembre : Commémoration des défunts
Le 2 novembre, lendemain de la Toussaint, honore la mémoire de tous les fidèles défunts. Initiée par le monastère bénédictin de Cluny en 998, cette journée est devenue, au XIIIe siècle, une fête inscrite dans le calendrier universel de l’Église. Contrairement à la Toussaint, elle n’est pas fériée mais est un temps fort pour prier et se souvenir des défunts. Prier pour eux, c’est croire en leur entrée dans la lumière de Dieu, dans l’espérance de la résurrection : « Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jean 11, 25).
Comparaison des deux célébrations
| Célébration |
Date |
Origine historique |
Signification |
| Toussaint |
1er novembre |
Instituée en 610 par le pape Boniface IV |
Dédiée à tous les saints, connus et inconnus |
| Jour des défunts |
2 novembre |
Initiée par le monastère de Cluny en 998 |
Mémoire de tous les fidèles défunts |
L’appel à la sainteté et mémoire du futur
Cette solennité liturgique est d’abord une invitation à faire « mémoire du futur », pour parler comme saint Augustin. À faire mémoire de notre futur ! Car Dieu nous appelle à la sainteté : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint » (Lévitique 19, 2). Dieu veut que nous partagions sa propre sainteté, que nous en vivions. La sainteté ne vient donc pas de nous. Elle est un don. Les saints que nous honorons en ce jour de la Toussaint, grands ou petits, sont d’abord des hommes, des femmes, des enfants, qui ont appris à désirer et à accueillir ce don de la sainteté.
Accueil et prière dans les cimetières de Bruxelles
À Bruxelles, dans certains cimetières de la région, un accueil simple et fraternel est organisé pendant la Toussaint. Des bénévoles, en équipe de deux ou trois, sont présents à l’entrée des cimetières suivants :
- Neder-Over-Hembeek
- Laeken
- Jette
- Forest
- Ixelles
- Watermael-Boitsfort
- Auderghem
- Saint-Josse-ten-Noode
- Schaerbeek
- Woluwé-Saint-Lambert
- Wezembeek-Oppem
Ils offrent un feuillet de prière, une écoute bienveillante et, dans certains endroits, des prêtres sont disponibles pour bénir les tombes de ceux qui le souhaitent. Le rituel de la visite au cimetière – souvent la seule de l’année – en ce jour férié reste encore fortement ancré. Ce moment permet de nous situer dans la suite des générations. Il nous rappelle aussi que nous sommes des mortels dans un monde qui tend à occulter la mort. Ensemble, faisons de ces jours un temps de recueillement et de mémoire.