La protection de la langue contre la médisance et la calomnie des gens de la foi
أيها الناس: فاتقوا الله ربكم حقَّ تقواه، ولا تغترُّوا بإمهاله لكم، وحِلمه عليكم، وأصلحوا أقوالَكم، وانتبهوا لِما يخرج عن ألسنتكم، فإنها مُحصاةٌ عليكم، وإنكم لمُجازونَ عليها. إنَّ المُغتاب لا يَضرُّ بغِيبته إلا نفسه، ولن يُسوِّدَ بها إلا وجهًه وصحيفةَ عمله، وسيتسبَّبُ في جرِّ الخزيِ والإهانةِ والعذابِ إليه.
Définition et gravité de la médisance (al-ghiba)
La médisance (al-ghiba) consiste pour un musulman à évoquer son frère musulman, en son absence, en mentionnant ce qu’il détesterait entendre. Ceci est confirmé par le hadith authentique dans lequel le Prophète ﷺ demanda à ses compagnons : « Savez-vous ce qu’est la médisance ? » Ils dirent : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « C’est que tu mentionnes ton frère par une chose qu’il déteste. »
Ainsi, Allah – سبحانه – a comparé la médisance au fait de manger la chair d’un musulman mort, et manger sa chair est parmi les plus graves et répugnantes des fautes et péchés. Il a été rapporté de manière authentique de ʿAmr ibn al-ʿAss – qu’Allah l’agrée – : « Que l’un d’entre vous mange de cette mule morte jusqu’à remplir son ventre serait meilleur pour lui que de manger la chair de son frère musulman. » C’est-à-dire : cela vaut mieux pour lui que de le médire et de porter atteinte à son honneur.
Le Prophète ﷺ a également averti contre la calomnie : « Si ce que tu dis est en lui, alors tu l’as médit, et si ce n’est pas en lui, alors tu l’as calomnié. » À ce sujet, il dit à ʿAisha – qu’Allah l’agrée – lorsqu'elle fit une remarque sur la taille d'une personne : « Tu as prononcé une parole qui, si elle était mélangée à l’eau de la mer, elle la souillerait. »
Les conséquences spirituelles : le véritable ruiné
Il a été rapporté authentiquement que le Prophète ﷺ dit : « Savez-vous qui est le véritable ruiné (al-muflis) ? » Il expliqua que le ruiné de sa communauté est celui qui viendra le Jour de la Résurrection avec la prière, le jeûne et la zakat, mais en ayant insulté, calomnié ou frappé autrui. Alors on donnera à chacune de ses victimes une partie de ses bonnes actions. Si ses bonnes actions s’épuisent avant d'avoir réglé ses comptes, on prendra des péchés de ses victimes pour les lui attribuer, puis il sera jeté en Enfer.
Le récit coranique de la calomnie et la Sourate An-Nûr
Le Noble Coran nous révèle le récit de la calomnie dans la sourate "An-Nûr", relatant les faits en détail, et proclamant l'innocence de 'Â'icha, qu'Allah l'agrée. Cet événement fut révélateur du mérite de 'Â'icha, car Allah l'a innocenté avec des versets qui sont lus jusqu'au jour de la résurrection.
Cette épreuve a confirmé l'obligation de s'assurer de la véracité des paroles avant de les propager, afin de ne pas tomber dans le mensonge et l'injustice. L’histoire est offerte à la presse et aux médias et les avertit de parler de l’honneur des gens, parce que la priorité est l’occultation des péchés de la société. La société doit être en sécurité contre les rumeurs qui touchent à l’honneur.
Le Jour Ultime et le règlement des comptes
Votre croyance en ce Jour est d’être convaincu de son avènement et de ce qu’il comporte tel que : la résurrection, le grand rassemblement, la balance, le paradis et les enfers. Il sera demandé à un sujet des comptes infinitésimaux. Pour mieux comprendre la précision de ce jugement, voici une distinction lexicologique entre les termes utilisés dans les textes :
| Terme |
Définition selon la glose |
| Naqîr |
L’enveloppe extérieure de la graine de datte. |
| Fatîl |
Ce qui est dans le creux du noyau. |
| Qitmîr |
La membranule blanche et translucide. |
Il se passera un règlement entre une victime sans corne et coupable cornu, en signe de loyauté en la circonstance. Sache que la Mort, l’Interrogatoire, le Châtiment dans la tombe, font aussi partie du Grand Jour.
La croyance au décret Divin
Votre foi au décret du Clément est votre conviction que tout ce qui arrive, secrètement ou manifestement, relève de la Connaissance de notre Seigneur, de Sa Volonté et de Son Pouvoir. Il est obligatoire de croire que la causalité est l’apanage de Dieu, et non celui des créatures. L’affaire du croyant est étonnante : s’il lui arrive une joie, il remercie ; s’il lui arrive un malheur, il patiente, et c’est un bien pour lui.