L'action solidaire de «Serve the City» pour réchauffer le cœur des sans-abri
Le mouvement de volontaires «Serve the City» part à la rencontre des personnes sans-abri directement dans la rue et leur apporte de la nourriture et des boissons chaudes. Chaque semaine, ces volontaires réchauffent le cœur des sans-abri par un engagement concret et humain. Nous avons suivi Lisandra, Maxine, Stuart et Nicolas dans leur maraude en Ville-Haute pour comprendre ce dispositif de «street team».
Préparation et organisation des maraudes
Les volontaires de «Serve the City Luxembourg» arrivent au compte-goutte à l’adresse du mouvement situé à Bonnevoie. Ils se sont réunis pour préparer des paniers repas pour les personnes sans-abri. Stuart et Maxine, venus d’Angleterre il y a sept mois, s’activent sur la table avec tous les aliments nécessaires.
Ils commencent déjà à découper le pain et à le beurrer pour la confection des repas. Deux types de sandwichs sont préparés : des végétariens et des non-végétariens. Ils sont organisés et ils vont vite, car dans une heure, ils doivent être dans les rues du centre de Luxembourg. Plus d’une vingtaine de paniers repas seront préparés, incluant des thermos de thé et de café.
Composition des paniers repas distribués
Pour assurer un soutien complet, les volontaires remplissent les sachets kraft avec soin. Voici les composants principaux identifiés dans le matériel de distribution :
| Type d'apport |
Éléments inclus |
| Nourriture de base |
Baguettes, salade, tomates, beurre, jambon, fromage, œuf |
| Vitamines et hydratation |
Fruits et bouteille d’eau |
| Réconfort |
Petit chocolat, thé et café |
À la fin, tous les quatre se retrouvent dans une parfaite osmose. Une bouteille d’eau, un sandwich, des fruits «pour les vitamines» et surtout ne pas oublier le plus important : le petit chocolat, celui qui apportera le sourire et mettra un peu de baume au cœur.
Une approche basée sur l'humanité et l'écoute
«Le body langage, c’est déjà 80%. Ça passe par un regard, un bonjour, un sourire et se mettre à leur niveau aussi. Nous sommes là pour réchauffer les cœurs. Il n’y a pas d’aidant-aidé, on fait partie de la même société», expose Nicolas Duprey. Les volontaires prennent aussi le temps d’échanger avec chacun, leur posent des questions et vont un peu plus loin dans le dialogue si la personne a envie de partager.
Comme l'explique Stuart, un volontaire : « Je ne veux pas seulement leur venir en aide, mais leur faire comprendre que c’est normal de les traiter comme des êtres humains, un peu comme des frères et sœurs ». Il faut venir avec un cœur ouvert et être prêt à écouter une part de leur histoire et les aider avec des petites choses assez simples. Les «street team» arpentent ainsi les rues de la ville avec leurs gilets bleus, car les personnes qui vivent dans la rue n’ont pas choisi d’y être; cela résulte de concours de circonstances.