بسم الله الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ


Abou Bakr Assidiq, celui qui fut calomnié

Date: 
Abou Bakr Assidiq, c
télécherger le texte de la khotba: 

Louange à Allah, qui élève, abaisse, aide, punit. Il est celui qui a pris la défense du véridique : « Allah prend la défense de ceux qui croient» (Sourate Al Hajj). Malheur sera à ceux qui chercheront à le considérer comme ennemi, et qui cherche à le calomnier. Leur malheur sera inévitable le jour de la résurrection : « Il abaissera (les uns), il élèvera (les autres)» (Sourate Al Waqiah).
J’atteste qu’il n’y a de divinité autre qu’Allah, l’Unique n’ayant point d’associé. Il a attribué son agrément aux nobles compagnons qui ont étendu la lumière, ouvert les régions, et vaincu les mécréants. J’atteste que notre maître, notre bien aimé, notre Prophète Mohammed est le Messager d’Allah, Prières, Paix et Bénédiction d’Allah soient sur lui, sa famille et ses compagnons, qui a dit : ‘Abou Bakr est dans la balance équivalent à toute ma communauté’.

En ce qui suit :

Qu’elle est étrange cette époque, actuelle, où les nains se sont fait grands au dessus des savants. Abou Al Alaa al Maari a dit :
Quand "Al Madir" insulte Attaiy de parcimonie
Quand "Baqel" insulte "Qays" de manquer d’éloquence
Quand "Al-Sahi" insulte le soleil de trop s’éclipser
Quand le noir de peau insulte la pleine lune d’avoir une couleur terne
Alors, que la mort avance vers moi car la vie est devenue laide
Et que l’âme s’active car les temps changent
Hatim Attaiy était l’exemple suprême de générosité, avant la venue du Prophète d’Allah (Paix et Bénédiction d’Allah soient sur lui), et "Al madir" est celui qui, à force d’être avare, met la mamelle de la chèvre dans sa bouche pour qu’on ne l’entende pas allaiter l’animal. Qass Ibn Saida était le plus éloquent parmi les arabes, qui avait appris à dire son prénom dès le premier jour de sa naissance par sa mère, et qui avait vu son collier volé par son frère alors qu’il dormait. Lorsqu’il se réveilla et s’aperçu de la chose il dit : ‘ce que je vois en toi c’est moi, mais alors, je suis qui ?’.On peut s’étonner chaque jour de l’exemple de Madir et Baqel. Plusieurs personnes aujourd’hui se prennent pour des juges, émettent des jugements criminels, et se permettent de juger les enfants de la plus pure des générations, la génération des compagnons, qu’Allah les agrée. Qui d’entre vous s’attaque aux disciples ou compagnons de Moussa ou Issa (Paix d’Allah soit sur eux) ? Il y a des communautés qui possèdent comme passe-temps l’attaque et l’abaissement des gens appartenant à la noble génération. Ils jouent avec les personnes alors qu’elles sont mortes. On ne peut alors que douter de leurs intentions, de leurs objectifs. Qu’Allah fasse miséricorde du noble savant Aba Zaraa lorsqu’on lui dit : ‘il faut éprouver de la haine envers Mouaawia’. Il répondit : ‘et pourquoi ?’. On lui dit alors : ‘car il a tué Ali’. Alors Abou Zaraa répondit : ‘le Seigneur de Mouaawia est miséricordieux, et sa punition est terrible, pourquoi veux-tu interférer entre eux ?’
Ces gens là pensent que leur salive pourra couvrir les océans, que leurs soufflent pourraient éteindre la lumière du soleil. Vous ne pourrez jamais atteindre cette génération qui fut élevée et éduquée par celui qu’Allah a purifié : « Et tu es certes, d’une moralité éminente.» (Sourate Noun), « Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d’Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation.» (Sourate Al Fath)
‘Ô Celui qui essaie de cogner la montagne pour qu’elle lui parle, pense à toi avant de penser à la montagne’.
Nous sommes honorés de nous arrêter sur un point important, qui celui de la défense du véridique contre ceux qui essaient de le calomnier, par des preuves tranchantes. Nous voulons débattre avec les gens qui aiment semer les suspicions, les doutes et la calomnie intellectuelle.  Nous ne voulons pas aussi nous abaisser au niveau des gens ne possédant aucune raison, ceux qui insultent, ceux qui éprouvent de la haine, ceux qui baignent dans l’ignorance. Ils ont insulté Abou Bakr avec des injures que même les plus ignorants n’ont pu prononcer (ni Abi Jahl, ni Ouqba Ibn Abi Mouitte).
Le fait qu’ils prétendent que la noble Fatima Azzahra a vaincu sur les terres de Fadak, a été traité dans la khotba sur les compagnons nobles, qu’Allah les agrées. Le fait que notre maître Ali, qu’Allah l’agrée, a émis une réserve vis-à-vis du sermon d’allégeance, ne diminue en rien la légitimité d’Abou Bakr en tant que Calife. Depuis quand les consensus sont approuvés par toute la société ? « Et si ton Seigneur avait voulu, Il aurait fait des gens une seule communauté(1). Or, ils ne cessent d’être en désaccord (entre eux,)» (Sourate Hud). Nous ne disons pas non plus qu’elle n’existe pas. Dans un récit rapporté par Al Hakim et Al Bayhaqi, et Ibn Saad, et Ibn Hibbane, selon une ligne authentique rapportée par Abi Said Al Khoudri : ‘Abou Bakr est monté sur le minbar le deuxième jour, le jour de l’allégeance au public, il regarda les visages autour de lui, il n’aperçu pas Azzoubair Ibn Al Aouam, il l’appela alors (alors qu’il préparait un enterrement). Abou Bakr lui dit : tu étais absent à l’appel Ô Fils de la tante du Prophète d’Allah, veux tu la division des musulmans ? Il répondit alors qu’il ne fallait pas s’en faire. Ensuite il se leva et prêta allégeance’. Il en fut de même avec Ali, il lui répéta les mêmes phrases et fit de même. Nous essayons de voir toutes les versions de telle sorte qu’on soit sincère vis-à-vis d’Allah.
Nous affirmons que les compagnons sont des gens comme les autres et qu’ils sont confrontés aux erreurs. Les différences qui ont subsistées entres les compagnons étaient soit du domaine des croyances, soit du domaine des lois, soit du domaine politique. Ils étaient d’opinions différentes quand à la compréhension des textes qui résultaient en des compréhensions différentes des lois, ce qui est en lui même une miséricorde... Cependant, notre réaction quant à ces différences ne doit pas sortir du cadre de ce que le Coran a décidé, Allah a dit : « Une telle génération a disparu. À elle ce qu’elle a acquis et à vous ce que vous avez acquis. Vous n’aurez donc nullement à répondre de leurs actes. » (Sourate Al-Baqarah)
De ce fait, notre position quant au fait qu’ils se sont entretués est que, c’est un sang dont nos mains n’ont été sali, ne nous salissons pas les langues avec. Contrairement aux déviants qui se sont pris aux compagnons, en essayant de déformer les vérités quant à leur honneur, leur croyance, leur bonté, il y en a même qui les a accusé de rejeter l’Islam. Ceci concerne la grande partie des compagnons, même les plus confirmés d’entre eux, tel Abou Bakr, Omar et son fils, notre mère Aïcha, sauf quelques uns, comme Ali qu’Allah honore son visage. De ce fait ils rejettent les sources les plus sûres des textes, tel Les Sahih d’Al Boukhari et Mouslim.
Ils doutent en l’honneur des compagnons, et les accusent d’avoir falsifié le Coran, contrairement à ce qu’a déclaré le Prophète d’Allah (Paix et Bénédiction d’Allah soient sur lui)!! Même si Ali était usurpé, le fait de vouloir le défendre de cette manière n’est pas acceptable même par lui. Est ce que le fait de vouloir affirmer que le Califat était pour Ali serait un moyen de remettre la communauté au plus haut rang??
Jetons un coup d’œil maintenant sur les personnes que les gens ont suggéré pour le Califat, car en Islam, on ne donne pas le Califat à celui qui le demande.
L’ensemble de ces gens s’est restreint aux Migrateurs (Les gens de La Mecque qui ont accompagné le Prophète dans son voyage vers la Medina), et ceci après que les Auxiliaires, habitants Médine ont été remémorés la valeur des Migrateurs par ce que Allah a dit : « Quant aux émigrés et aux auxiliaires qui ont été les premiers à se joindre au Prophète et à l’accueillir, ainsi que ceux qui les ont suivis dans un élan sincère, Dieu est Satisfait d’eux comme ils seront satisfaits de Ses faveurs, car Il a préparé à leur intention des Jardins sous lesquels coulent des ruisseaux et où leur séjour sera éternel. Et ce sera pour eux le comble de la félicité. » (Sourate Attawba).
Quand les Auxiliaires s’étaient retirés des élections, Omar et Abou Bakr se sont mis d’accord après que ce soit le dernier qui aura cet honneur.
Quant à ceux qui disent que le Califat est le droit usurpé d’Ali, ceux-là contredisent ce que les plus sages d’entre eux pensent, ils pensent que la Califat d’Abou Bakr se justifie par le fait qu’Ali n’a pas affiché d’objection contre cela.
Ceux qui essayent de chauffer les rangs contre les compagnons en faveur d’Ali, ceux là n’aiment pas Ali plus que nous, sauf que nous n’avons pas perdu l’amour des compagnons pour autant. Ces gens là n’ont fait que reprendre les propos de Abd Allah Ibn Saloul, le juif qui a le premier attisé cette rancune, et qui a trouvé dans les rangs de haineux de l’expansion islamique, qui ont toujours la nostalgie de la Perse idolâtrique, de ses feux et de son règne que les feux de la vérité ont détruit.
Pourquoi donc leur choix s’est il posé sur Ali:
Pour le lien de parenté qui le lie au Prophète Mohammed (Paix et Bénédiction d’Allah soient sur lui), mais ne savent-ils donc pas que les liens de parenté n’aiderons pas à accélérer l’ascension de la personne dont les actions n’ont fait que ralentir, et quand est-ce que les liens de parentés et de connaissance étaient des moyens pour l’accession au pouvoir?
Cela ne contredit-il pas le fait que la communauté du Prophète (Paix et Bénédiction d’Allah soient sur lui) ne peut jamais se réunir sur un tord, et ceci selon le Prophète d’Allah (Paix et Bénédiction d’Allah soient sur lui).
Est si c’était vraiment une déclaration de Ali lors de sa mort, n’est-ce pas contradictoire au fait que la verité ne doit pas être cachée, Allah a dit : « Ceux qui dissimulent les signes évidents et la bonne direction que Nous avons clairement révélés dans le Livre, ceux-là seront maudits de Dieu et de tous ceux qui peuvent les maudire » (Sourate Albaqarah), Allah dit aussi: « Dieu a pris acte de la promesse des gens de l’Écriture de l’expliquer aux hommes et de ne pas en dissimuler la teneur. Mais, au lieu de cela, ils l’ont rejetée derrière leur dos et l’ont vendue à vil prix, pour recevoir la plus ignoble des marchandises en retour. » (Sourate Al-Imran), ceci ne contredit pas la valeur de courage du premier homme à se sacrifier pour l’Islam?
Qui est donc celui qui mérite le plus le Califat, à part Abou Bakr!!
Dans les Sounans de Abi Daoud, Abi Bakr a rapporté un Hadith dans lequel le Prophète d’Allah (Paix et Bénédiction d’Allah soient sur lui) a dit: ‘qui d’entre vous a vu un rêve hier?, alors l’un des compagnons répond: Moi, j ‘ai vu qu’une balance est descendue du ciel, que Toi et Abou Bakr vous étiez pesés dedans , et que Tu a pesé, après Abou Bakr et Omar furent pesés et Abou Bakr a pesé, ensuite Omar et Othman furent pesés dedans et Omar a pesé, ensuite la balance fut remontée vers le ciel’, enfin Aba Bakr, le narrateur du Hadith dit: ‘j’ai vu le mépris dans le visage du Prophète d’Allah (Paix et Bénédiction d’Allah soient sur lui)’.
Dans le Sahih d’Al Boukhari, il a été rapporté que Notre mère Aïcha a dit: ‘Que ma tête me fait mal, alors le Prophète d’Allah (Paix et Bénédiction d’Allah soient sur lui) répond, c’est Moi qui doit dire cela, j’ai faillit inviter Abou Bakr et son fils pour lui assigner le Califat après moi, sauf que j’ai réfléchi à ce que les gens diront, ceux qui aimeront ainsi que ceux qui détesteront, alors j’ai dit[Aïcha]: puisse t-il que Allah veuille et que les musulmans refusent, ou qu’Allah refuse et que les musulmans veuillent le contraire?’
Et lorsqu’Abou Bakr a été sur la gouvernance de la communauté pendant les douze jours de maladie de mort du Prophète d’Allah (Paix et Bénédiction d’Allah soient sur lui), Abou Bakr était assis à l’endroit du Prophète d’Allah (Paix et Bénédiction d’Allah soient sur lui) dans sa mosquée, lorsque ce dernier entra pour jeter un dernier regard sur les gens qui priaient et qui préservent la plus grande des pratiques islamiques, et ceci derrière celui qu’Il a mis pour le subordonner à cette tache, cette personne ne mérite-t-elle donc pas d’être celle qui le subordonne dans tous les autres domaines?
Chers frères, les différences quant à celui qui nous dirige ne doit pas sortir du domaine de la politique pour donner d’autres positions qui mènent aux accusations qui touchent la loyauté des personnes à la religion, par des insultes et des fanfares médiatiques, qui mènent à déclarer des guerres pour servir les intérêts d’autres grandes puissances régionales qui veulent nous utiliser comme carburant par le billet des plumes payées, des chaines médiatiques, des prêcheurs, et des ignares.
Celui qui insulte Abou Bakr ne peut guerre être notre ami, et si ce n’est pas la position de quelques déviants et ignares, alors où est l’avis des sages, de ceux qui ont des opinions équilibrées et des positions honorables ?
Ceux qui rendent allégeance à Jaafar Al Sadeq, ne savent-il pas qu’il a dit : ‘Abou Bakr m’a donné naissance à deux reprise’, ceci s’explique par le fait que sa mère est Fatima fille d’Alqasem, fils de Mohammed, fils de Abou Bakr, et que sa grand-mère est Asmaa fille de Abderrahman fils de Abou Bakr. Jaafar, qu’Allah soit satisfait de lui, rapporte qu’Ali Ibn Al Houssain, Zayn Al Abidin est venu à son père Mohammed(père de Jaafar) demander à propos d’Abou Bakr, alors Mohammed dit : tu me demandes de te parler d’Assidiq? Alors Zayn Al Abidin lui dit : tu l’appelles Assidiq? Mohammed lui dit : des gens mieux que nous l’ont appelé de la sorte, le Prophète d’Allah (Paix et Bénédiction d’Allah soient sur lui), ainsi que les émigrés et les auxiliaires, celui qui ne l’appelle pas comme cela, Allah fera que sa parole ne soit pas crue. Ce prêche n’est pas pour me rapprocher de Ryad ou de Téhéran, mais pour me rapprocher du Roi des rois, et pour demander pardon de celui qui s’est assis sur les trône de nos cœurs par sa modestie, et par son amour à son cher maitre (Paix et Bénédiction d’Allah soient sur lui) et je lui dis au-revoir, car notre prochaine rencontre aura comme thème, son ministre, le martyr du minbar, Omar Ibn Al Khattab.

A Allah je demande l’exactitude et la lumière des cœurs.
Amine et louanges à Allah le Seigneur des mondes